Première étapeLe Ferraillage

 

Le 'jeu' des plaquistes, qui se sont déjà occupés de placer les portes et fenêtres de la maison, consiste cette fois-ci à réaliser le plafond. Pour cela il faut commencer par fixer sur les solives, les suspentes qui serviront à maintenir les rails sur lesquels seront vissées les plaques de Placoplâtre. C'est cette petite barre métallique, en acier galvanisé, munie pour l'occasion, et c'est rare chez les autres constructeurs,  de son petit embout en caoutchouc ! Je vous explique cela plus loin ...

Afin que le plafond soit bien horizontal, (Ils sont excellents ces plaquistes !!) il s'agit de placer les suspentes grace à un laser. Le laser a été reglé à la hauteur voulue et tourne en permanence ...

 

... jusqu'à ce que la demoiselle sur l'échelle présente sur son passage une petite cible sur laquelle le laser oscille d'un bord à l'autre. Cela 'dessine' un trait de niveau . Elle monte ou descend la suspente pour la mettre à la bonne hauteur et la visse.

 

Son collègue fait de même et fixe lui aussi les suspentes périphériques tous les 50 cm. Afin de bien rigidifier la fixation du plafond, les suspentes  périphériques sont plus longues, vous le verrez, que les intermédiaires.

 

Pour préparer le positionnement des suspentes intermédiaires, la plaquiste a réalisé sa 'toile d'araignée'. le fil tendu lui sert à aligner les suspentes sans l'aide du laser.

 

Vissage des  suspentes intermédiaires tous les 120 cm. Pour info, il ne faudrait pas aller au delà de 130 cm. La position est à caler sur l'écartement des solives !

  

 

Il s'agit ensuite de fixer sur les suspentes, des rails en forme de U en tôle d'acier galvanisé - les fourrures. C'est le système Placostil de la marque Placoplâtre.

Les plaquistes sont en train de couper à la cisaille, les fourrures - de 5,30 à la dimension de la cuisine. Il faut une bonne poigne pour couper cela ! 

 

Il s'agit ensuite de clipser les fourrures aux suspentes. Le petit joint au bout de la suspente est bien utile puisqu'il permet de ne pas faire frotter du métal contre du métal et d'empêcher ainsi tout bruit désagréable.

La petite pièce que l'on voit en bout de fourrure s'appelle une éclisse et sert à relier deux fourrures. 

Voilà, le ferraillage est terminé.

 

 

 

 

Deuxième étape : La pose des plaques

 

Le plafond est constitué de plaques de plâtre BA 13 : BA pour 'bords amincis' et 13 pour l'épaisseur. En fait, elles font 12,5 mm. L'intérêt des bords amincis est de pouvoir réaliser les joints sans risquer une surépaisseur. Nous verrons cela plus tard puisque ce sera le travail du jointiste. Chaque plaque mesure 1,20 sur 2,50 et pèse une trentaine de kg. Le fabricant  est BPB Placo. Les plaques que les Maisons Trecobat font installer sont des plaques pré-peintes en blanc. C'est tout de suite plus joli ! En plus, la couche de prépeinture constituerait une protection en cas de  'dé-tapissage' (Je sais, le mot n'existe pas !)

Ici, le plaquiste est en train de poser une plaque sur le lève-plaque. Cet appareil lui permet de travailler seul, sinon, vous imaginez ! 

 La plaque pivote à l'horizontale et une crémaillère permet de la monter. 

 

Vissage de la plaque sur la fourrure métallique : Le plaquiste utilise pour cela une visseuse et des vis spéciales. La vis tient toute seule et la visseuse a un réglage qui permet de ne pas traverser la plaque. Forcément tout cela est plus pratique. Déjà que ce n'est pas un boulot facile ...

Le plafond est presque terminé.

Dès que j'aurai une grande échelle, je ferai une photo d'en haut avant que l'artisan qui va se charger de l'isolation soufflée ne vienne tout cacher ! ...

 

... Voilà, j'ai profité de la grande échelle des plaquistes pour faire ma petite photo du plafond, vu d'en haut !

 

  

 

 

Cette partie du plafond a été réalisée par les artisans de l'entreprise TRIBALLIER.

Ils vont se charger également de réaliser  le doublage, les cloisons, la pose des portes ... et c'est tant mieux parce que je me fais un plaisir de les renconter. Ils avaient déjà réalisé la pose des portes et des fenêtres.

Leur sérieux fait honneur à leur métier.

  

Toisième étape : L'isolation du plafond

 

Afin de limiter au maximum le risque de ponts thermiques, nous avons opté pour une isolation en laine minérale -comprenez laine de verre - soufflée.

 

 

C'est un produit de la marque ISOVER Saint Gobin. Le procédé étant nouveau et ne figurant pas encore dans les fiches produits de leur site, j'ai une petite photo de l'étiquette pour ceux que celà intéresse ! La résistante thermique R pour notre maison doit être, pour être conforme au descriptif, de 6,5. Il va donc falloir, d'après l'étiquette, 17 sacs sur 30 cm de haut pour satisfaire à la norme RT 2005.

Rien n'est fait au hasard, règle à l'appui ! Dans notre grenier, c'est simple, cela revient en fait à faire monter le niveau de laine de verre jusqu'au niveau des solives.

 

Le travail se fait à deux. Dans le camion est installée la projeteuse qu'un des deux spécialistes alimente en laine de verre. Et à l'autre bout du tuyau est celui qui préfère grimper dans les combles, marcher sur les solives  et se faufiler par la toute petite trappe qui donne accès au dessus de notre cuisine !

Alors désolée, mais moi, dans cette histoire, je n'ai même pas pris le risque de grimper sur l'échelle qui pouvait glisser sur le carrelage du garage. Je n'ai donc pas pu faire LA photo de l'artisan qui tient le gros tuyau par lequel sort la laine de verre, mais au final, voilà ce que cela donne. C'est tout blanc, tout doux.

Bien sur, toute les gaines posées au sol ont été cachées par cette opération mais elles restent néanmoins accessibles si l'on prend la précaution d'écarter doucement les flocons de manière à ne pas les compacter. Le poseur m'a en effet rappelé , et c'est tant mieux, que c'est l'air contenu entre les flocons qui isole. Cette isolation permettra d'avoir chaud l'hiver (ouff !) mais aussi de tempérer la maison cet été. Ca, c'est inattendu mais bien agréable.

 

L'isolation du plafond a été réalisée par l'entreprise QUAL'ISOLE d'Herbignac. Deux intervenants rapides (une heure !), consciencieux et très sympatiques.

 

 

Afin que l'isolation soit garantie par l'entreprise Qual'Isole, il fallait que la trappe d'accès au grenier soit fermée. Le conducteur de travaux a donc fait réaliser notre petite porte par un artisan consciencieux qui nous a fait cela impeccable. Ici le CDT aide le plaquisque à l'installer.

Et voilà le travail ! Du sur mesure qui tombe parfaitement, jointoyé au silicone. Aucune poussière de laine de verre ne risquera de voler dans le garage et celà aussi, c'est très bien.